Autoportrait de l’auteur en coureur de fond – Haruki Murakami

Autoportrait de l’auteur en coureur de fond – Haruki Murakami

Résumé du livre :

Couverture de Autoportrait de l'auteur en coureur de fond par Haruki Murakami

Autoportrait de l’auteur en coureur de fond
Éditeur : 10 18 / Belfond
Collection : Littérature étrangère
Auteur : Haruki MURAKAMI
Genre : autoportrait, autobiographie, essai
Date de sortie : 17/02/2011 (première parution GF en 2009)
Prix : 7,50 €

Résumé / Synopsis du livre :

De la course à l’écriture, il n’y a qu’une foulée que Murakami nomme la vitalité. Pour s’astreindre à une discipline d’écrivain, l’auteur a vendu son club de jazz, arrêté de fumer, commencé à courir, inlassablement, tous les jours. Journal, essai, éloge de la course à pied, au fil de confidences inédites, Murakami nous livre une méditation lumineuse sur la vie. 

« Un traité de sagesse à la japonaise, et c’est aussi la source cachée de l’oeuvre de Murakami, l’homme aux semelles de vent qui dévore les mots et le bitume avec la même fringale. » 
André Clavel, L’Express

Traduit du japonais par Hélène Morita

(Source : site éditeur)

Avis sur le livre :

Si vous connaissez plutôt bien l’auteur, alors je pense que vous le découvrirez réellement sous un nouveau jour. Si à l’inverse, comme moi, vous avez très peu eu affaire à son travail, et ses livres, alors vous serez je dirai, surpris dans le bon sens.

Du moins ce fut mon cas ! Je n’avais lu qu’un tout petit livre de cet auteur, et encore, je n’en suis plus certaine aujourd’hui. Après tout des « MURAKAMI », il en existe plusieurs comme auteur. Mais ici je vous parle bien de celui qui a écrit les 1Q84 ou encore Kafka sur le rivage pour ne citer qu’eux. Initialement publié chez Belfond, ici je vous parlerai de la version poche qui commence à dater un peu. Alors si ce titre date, pourquoi en parler me direz-vous ? C’est simple, je me suis mise à la course à pied il y a de cela quasiment trois ans maintenant. Mais depuis peu je suis obligée de ne plus aller fouler le gravier, l’herbe ou tout autre chemin accessible… Résultat, je tente de taire ma frustration. À ce sujet, si vous courez et qu’actuellement vous êtes blessé, ne lisez pas ce livre car c’est une torture ! Je me retrouvais tellement dans les mots de MURAKAMI que je n’avais qu’une envie : courir.

Couverture anglaise de What I Talk about when I talk about running de Haruki Murakami

Ici c’est assez simple, et c’est en ce sens que ce livre est fortement intéressant. L’auteur écrit sur sa vie, sur lui-même et sa manière de travailler. En réalité, il explique clairement et simplement sa condition d’auteur, mais la sienne propre. Il ne cherche pas à être moralisateur, ou à inciter les autres écrivains à agir de la même manière que lui mais il s’exprime lui, ce qui le fait écrire et avancer. Il mêle en effet étroitement la course à pied à l’écriture, indiquant par là que sans l’un il n’arriverait pas à faire l’autre. Que c’est véritablement ainsi qu’il a trouvé son équilibre et qu’il se maintient en bonne santé. Et quand on sait qu’il court un marathon chaque année, et un triathlon également, on ne peut que rester admiratifs. Mais attention : sa manière de vivre n’est pas à la portée de tous. Il le dit lui-même : il s’astreint à une discipline, et un mode de vie bien calé. S’octroyant juste dès que possible des séances de sports. Et ceci tout un chacun ne le peut pas. En guise d’exemple, Haruki MURAKAMI revient ainsi sur son parcours, jusqu’à l’aube de ses quarante ans.

Il retrace ses débuts, ses déboires, ses réussites et ses objectifs de manière très millimétrés. Et c’est curieusement plaisant et addictif à la lecture. Il donne des morceaux de sa vie qu’il décrit un peu à la manière d’un journal intime et il n’hésite pas à tout dire. Brut et direct, il emporte le lecteur avec lui là où il court, dans ses pensées, et on ne peut que ressentir l’envie de fouler le béton à ses côtés.

C’est aussi simple que cela : il donne envie d’aller courir. Et en même temps il montre qu’on peut écrire, que tout un chacun le peut, à des degrés différents et à des niveaux différents. Certains de manière innée, d’autre à force de travail mais c’est possible. Inconsciemment, il montre que l’on peut, si on s’en donne l’opportunité.

Conclusion :

Il n’y a pas grand-chose à ajouter à mes mots. Mais je ne m’attendais pas à rencontrer un auteur de la sorte, à travers son écriture car il s’agit bien de cela ici : une rencontre. Il nous invite dans son monde, sa vie quotidienne, et il nous fait voir ses courses, et son âme. Le reste n’est qu’écriture. Si vous êtes amateurs de course à pied vous y trouverez une mine d’informations à saisir, si vous êtes un coureur aguerris alors vous ne pourrez qu’acquiescer à ses paroles. Et si vous appréciez le travail de l’auteur, alors vous le redécouvrirez à travers cet autoportrait.

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