Sennen no Yuki, l’œuvre vampire de BISCO Hatori

Sennen no Yuki, l’œuvre vampire de BISCO Hatori

Couverture du tome 1 de la nouvelle édition de Panini de Sennen no Yuki
Sennen no Yuki

Éditeur : Panini Mangas
Auteur : BISCO Hatori
Date de sortie : 16/09/2015
Nombre de volumes : 4 (série finie)
Prix : 6,99 €
Genre : Fantastique, Romance

Résumé/Synopsis

La jeune Chiyuki est née avec une malformation cardiaque et les médecins lui ont appris qu’elle ne vivrait pas jusqu’au prochain hiver. Tôya est un vampire qui refuse de boire du sang, préférant passer seul les mille ans qu’il lui reste à vivre plutôt que de se lier à quiconque. S’il venait à mordre un humain, ils pourraient vivre ensemble éternellement. Alors que la jeune fille regarde avec crainte sa mort approcher, le jeune vampire redoute les siècles à venir. Pourtant, Chiyuki ne demanderait pas mieux que de contempler en sa compagnie la neige pour mille ans encore…
(Source : Manga-news)

Critique de Sennen no Yuki

Illustration tirée de Sennen no Yuki - 1

SENNEN NO YUKI © 2001 by Bisco Hatori / HAKUSENSHA Inc.

Je n’avais pas eu l’occasion de découvrir cette série de l’auteur du célèbre Host Club avant sa sortie, surtout qu’au début la série s’était arrêtée sans se terminer en France. Mais quelle ne fut pas mon plaisir de découvrir que Panini allait ressortir la série et surtout, aller jusqu’au bout de cette dernière (dès 2015) !

Résultat, je n’ai pas hésité à me jeter dessus dès sa sortie. Encore plus quand on voit la vitesse à laquelle elle a été expédiée : les trois premiers volumes sont sortis simultanément ensemble, le quatrième étant sorti pour la rentrée. Et j’ai été ravie de voir qu’ils avaient fait un travail bien sympathique sur les couvertures. Elles sont beaucoup plus attirantes et plus fidèles à l’ambiance de la série que les précédentes. On a droit également à quelques pages couleurs bienvenues.
On en oublie donc partiellement le papier de mauvaise de qualité propre aux éditions Panini, oui ce fameux papier où vous avez les doigts bien noirs après ! Car oui, de ce côté-là aucun changement malheureusement. Et je ne pense pas que ça changera de si tôt.

Illustration tirée de Sennen no Yuki - 2

SENNEN NO YUKI © 2001 by Bisco Hatori / HAKUSENSHA Inc.

En tout cas, on aurait pu penser qu’il s’agissait encore une fois d’une énième histoire de vampires, surtout que Panini a eu sa série phare à ce sujet qui s’est fini il y a peu (Vampire Knight pour ne pas la citer), on aurait donc pu se dire : « ah ! ils comptent encore surfer sur la vague vampire ? »

Mais en fait Sennen no Yuki ne rentre pas vraiment dans ce cadre. D’une part car on ne parle pas que de vampire, et d’autre part, car l’histoire est peut-être plus touchante, plus vraie, et plus intimiste justement que l’autre série du catalogue Panini (et pourtant j’adore cette dernière, ne vous méprenez pas !)
En fait, là où Vampire Knight souffrait de certaines lacunes, dans Sennen no Yuki, elles sont comblées. En une série aussi courte, je ne peux que saluer le talent de l’auteur : son dessin, sa narration, son fil conducteur, son histoire.
Tout tient la route en quatre tomes, et on a même la réponse à la majorité de nos questions. Peut-être en reste-t-il une ou deux, mais elles ne sont vraiment pas cruciales, plutôt secondaires, donc je salue Bisco Hatori d’avoir réussi à boucler sa série en si peu de tomes sans rien omettre.

Illustration tirée de Sennen no Yuki - 3

SENNEN NO YUKI © 2001 by Bisco Hatori / HAKUSENSHA Inc.

Au début je dois dire que j’étais curieuse. Je voulais voir ce qu’on pouvait encore nous offrir sur le thème des vampires et des êtres surnaturels, vu qu’on aborde la question des loups-garou aussi dans la série. Mais en fait, c’est véritablement l’histoire d’amour atypique entre Chiyuki et Toya qui est mis en avant. Leur relation va les faire évoluer l’un comme l’autre.
Et à ce sujet, l’auteur n’hésite pas à malmener son héroïne, et à pousser à bout son héros. Dès le premier tome en effet, on assiste à une Chiyuki mourante, et qui est plus proche de la mort qu’on ne le croit. Au final, elle est sauvée in-extremis par un Toya qui décide de lui accorder le bénéfice du doute face à ses arguments.
Car on a bel et bien deux opposés distincts dans cette série, et pas forcément ceux qu’on croit : on a bien Toya, qui préfère mourir seul et l’accepter alors même qu’il pourrait vivre des millénaires s’il le souhaitait en se liant à un(e) humain(e), et de l’autre Chiyuki qui a une soif de vivre énorme et qui pourtant commence à se résigner, même si elle a une trouille bleue de ce qui peut l’attendre.

La série va jouer du début à la fin avec les sentiments de nos protagonistes, et surtout ceux de Chiyuki, qui loin d’être alarmée et affolée par sa rencontre avec un vampire, va au contraire redoubler d’efforts pour atteindre ce dernier.
Toya quant à lui va même aller jusqu’à aller en cours, et agir comme un être humain normal afin d’étudier Chiyuki mais aussi la surveiller.

Illustration tirée de Sennen no Yuki - 4

SENNEN NO YUKI © 2001 by Bisco Hatori / HAKUSENSHA Inc.

En somme, cette série est un pourparler face à la vie. Car c’est cette dernière qui régit le récit du début à la fin, même quand des obstacles arrivent : un ancien vampire, le loup-garou proche d’eux, le cousin de Chiyuki… Autant d’obstacle qui ne mettent qu’une chose en avant : la joie de vivre, agrémenté d’un peu d’amour.
Et on salue Bisco Hatori pour ça. Jamais on ne prend en pitié l’un ou l’autre des héros, bien au contraire, même les personnages secondaires, dont cette camarade de classe qu’ils vont aider, sont travaillés, fouillés, et cela suffisamment pour nous faire passer un bon moment. Les sentiments sont vrais, sans être trop présent, ou surjoués.
On se retrouve presque à suivre un mélodrame jusqu’au dénouement final.

Les dessins de l’auteur servent à merveille l’histoire et nous offre de somptueuses double-pages. Les héros sont très expressifs, et on reconnaît bien son trait. Celui-là même qu’on retrouve dans Host Club.
Et surtout, on retrouve son humour bien à elle, avec ses personnages SD super mignons. D’ailleurs l’auteur nous fait rire ne serait-ce qu’avec le « majordome » de Toya, qui s’amuse à changer d’apparence suivant les gens : enfant, chauve-souris, homme.

Conclusion

Et je salue surtout l’auteur qui a réussi à mettre en place le passé de chaque personnage afin de servir l’histoire et de comprendre pourquoi chacun en était là où il était avant de rencontrer les autres.
La fin ouverte quant à elle, ne dérange pas, bien au contraire, car elle apporte son lot de promesses élaborées durant le récit et on ne peut donc qu’imaginer la vie des ces personnages à présent.
On est juste émus, et content, comme si on disait simplement au revoir à un groupe d’amis attachant.

Une excellente série donc de l’auteur, qui vaut le coup d’œil avec une édition plus soignée qu’on ne pourrait le croire de la part de Panini.

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