Whispering, les voix du silence, une douceur certaine

Whispering, les voix du silence, une douceur certaine

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Éditeur : Akata Manga
Collection : Josei
Auteur : FUJITANI Yôko
Date de sortie du 1er volume en France : 17/05/2018
Date de sortie du 1er volume au Japon : 21/01/2012
Nombre de volumes : 6 (série terminée)
Prix : 8,05 €

Résumé / Synopsis

Kôji est aujourd’hui un lycéen ordinaire. Mais lorsqu’il était enfant, il avait une capacité unique : celle d’entendre les pensées de tout ce qui l’entoure. Les objets, les plantes, les animaux… Mais aussi et surtout celles de ses proches. Très vite, ce don s’est en réalité révélé être une malédiction ostracisante. Ses parents eux-mêmes commençaient à craindre leur enfant, qui pouvait sans le vouloir connaître leurs pensées les plus intimes.

À l’adolescence, Kôji a perdu ce pouvoir, et il réussit désormais tant bien que mal à s’intégrer au lycée. Mais un jour, il croise la route d’un petit garçon qui, comme lui autrefois, possède ce « don ». D’abord réticent et indifférent, voire effrayé, il va finalement se prendre de sympathie pour lui et décider de l’aider. Au même moment, un changement s’opère en lui…
(Source : site de l’éditeur)

Critique de Whispering les voix du silence

© YOKO FUJITANI / KADOKAWA CORPORATION ASCII MEDIA WORKS

Si je vous parle de cette série, c’est bien parce qu’il s’agit d’un petit coup de cœur. Whispering les voix du silence s’est terminée en juillet chez Akata et elle mérite vraiment qu’on se penche dessus. Certes le dessin peut faire un peu simpliste et vieillot par rapport à ce qui sort aujourd’hui, mais il fait mouche, indéniablement. L’histoire est tellement touchante que le dessin passe au second plan. Voire au final ajoute sa petite touche bienvenue.

Et puis, une série en 6 volumes, on ne va surtout pas cracher dessus ! Une série courte qui tient la route et ses promesses, ça n’a pas de prix aujourd’hui. Combien de série sont très ouvertes au point de nous frustrer ? Combien d’autres nous offrent des fins insatisfaisantes ? Ici rien de tout cela, la fin est à l’image du reste, elle est juste. 

Pour ceux et celles qui ne sauraient par quel manga débuter, je dirai que Whispering les voix du silence est une bonne première approche. L’histoire narrée, les personnages… Et le dessin, tout est très accessible au plus grand nombre. On y suit le quotidien d’un lycéen, Koji, un peu perdu alors que la fin du lycée approche. Mais qui un jour, va faire la rencontre d’un petit garçon pas comme les autres : Daichi. Son originalité ? Il entend les pensées des objets et des humains qui l’entourent. Chose étonnante, il se trouve que Koji possédait le même enfant et… va le retrouver à nouveau suite à cette rencontre.

© YOKO FUJITANI / KADOKAWA CORPORATION ASCII MEDIA WORKS

Très vite on comprend le titre du manga, “whispering”, des chuchotements. Cela résume à la perfection ce qu’entendent nos deux héros. Mais cela n’a pas que des avantages, au contraire, et c’est à eux d’apprendre à vivre et à interagir avec les gens normaux. C’est bien là justement le sel de la série. L’auteure ne cesse de nous porter ce message non équivoque : celui de s’ouvrir aux autres, de communiquer pour partager ses sentiments et ses émotions. Une chose que notre cher lycéen a de grandes difficultés à gérer de par son enfance. Une enfance dont il n’en a pas gardé un bon souvenir de par son don. Ce qui fait qu’aujourd’hui il vit seul, loin de ses parents. 

Mais aux côtés de Daichi, en le cotoyant lui et sa famille, Koji comprend qu’il est nécessaire de savoir communiquer, de parler, d’échanger avec les autres. Il se torture l’esprit, mais en réalité, n’est-il pas un simple lycéen ? Son don exacerbe cette période de l’adolescence un peu délicate où on sait que le monde des adultes approche à grande vitesse, mais en même temps on a ses propres désirs et il est nécessaire de suivre sa voie. 

Cependant, à travers Koji, Daichi évolue, mais nous-mêmes aussi. On prend en effet le temps de réfléchir, et on saisit d’autant plus le message de l’auteur. On a de la peine quand les héros en ont, on aimerait les réconforter, et on sourit quand le champ se libère devant leurs yeux. Le tout est empli d’espoir et de douceur, on est réellement happé par l’histoire. Le dessin est là pour soulager le reste. Un titre sans fioritures, qui tient ses promesses de bout en bout, en nous offrant une fin à la hauteur. Un petit bijou.

Conclusion

Vous l’aurez compris, les couleurs des couvertures représentent à merveille l’ambiance présente le manga. On y ressent la chaleur qui s’y trouve car au-delà du message assez dur, se cache une réelle bulle de douceur là pour guider Daichi et Koji. Le premier dans son apprentissage de la vie, en trouvant une personne à admirer, le second en s’inspirant du premier et en évoluant petit à petit vers une voie qu’il a choisi. 

Et tout au long de la série, l’auteur ne s’engage pas sur une pente délicate. Elle suite un fil rouge qui tient parfaitement la route et qui nous enchante. Première série publiée en France, on peut peut-être espéré d’autres titres ? En tout cas, à mettre entre toutes les mains sans hésiter !

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