UNE de Wonderland sur le Torii de Gensen
Animation,  Films d'animation

Wonderland, un royaume un peu à part !

Wonderland, le royaume sans pluie fait partie de ces films d’animation qui envahissent nos écran cet été au cinéma ! Nous sommes en effet bien servis cette année de ce côté-ci (d’autres sont en cours comme Les Enfants de la Mer, et d’autres arrivent comme Promare par exemple). On ne va d’ailleurs pas s’en plaindre, bien au contraire, cela fait toujours plaisir. En tout cas, Wonderland, le royaume sans pluie est le dernier né des mains de Keiichi Hara, au studio Signal MD et inspiré d’un roman de Sachiko Kachiwaba. Sorti en salle le 24 juillet, j’ai pu le regarder pour vous venir vous en parler.

Affiche du film Wonderland le royaume sans pluieWonderland, le royaume sans pluie
Format : film
Studio d’animation : Signal MD.
Réalisateur : HARA Keiichi
Scénario : MARUO Miho
Character Design : KUVSHINOV Ilya
Oeuvre originale : Chikashitsu Kara no Fushigina Tabi de KASHIWABA Sachiko
Genre : Animation, Famille, Nature, Animaux
Date de sortie (France) : 24/07/19

Synopsis

Akané est une jeune fille rêveuse. La veille de son anniversaire, elle se rend chez sa tante antiquaire pour récupérer son cadeau. Dans l’étrange bric-à-brac de la boutique, elle pose sa main sur une pierre magique. S’ouvre soudain un passage secret d’où surgit Hippocrate, un alchimiste venu d’un autre monde. Il veut convaincre Akané qu’elle est la Déesse du vent vert dont parle la légende et qu’elle seule peut éviter la terrible sécheresse qui menace son royaume. Accompagnées par l’alchimiste et son disciple Pippo, Akané et sa tante s’engagent dans un voyage fantastique pour sauver Wonderland. 
(Source : Art House Film)

Critique

©Sachiko Kashiwaba,KODANSHA/2019 Birthday Wonderland Committee.

J’ai eu la chance de pouvoir visionner le film un peu avant tout le monde. Et de fait de pouvoir participer à l’écriture d’un article commun réalisé avec Journal du Japon. Nous étions plusieurs membres de l’équipe en effet à discuter ensemble autour de ce film. Car oui, au final débat il y a. Et ce n’est pas parce qu’il était présenter au Festival d’Annecy que débat il n’y a pas !

Pourquoi ? Eh bien, le film ne tient pas forcément toutes ses promesses. Il est plutôt inégal dans sa construction et réalisation. Ce qui gêne énormément, par exemple, c’est le rôle même de l’héroïne et éventuellement celui du méchant. Cette dernière, Akané, est assez fade en terme de personnalité, et réellement spectatrice de ce qui se passe autour d’elle. Au contraire de sa tante Chii qui, elle, serait en réalité d’une certaine façon la véritable héroïne. Pourquoi cela ? Elle est beaucoup plus expressive. Elle s’extasie sur tout, elle profite réellement de leur voyage imprévu. Akané semble bouder la quasi totalité du film, jusqu’à la fin où enfin elle devient plutôt intéressante. 

©Sachiko Kashiwaba,KODANSHA/2019 Birthday Wonderland Committee.

Je ne sais pas si ce trait de caractère est présent dans le livre qui a inspiré le film, je ne l’ai pas lu.  Mais elle nous passe un peu au-dessus de la tête. À l’inverse, le monde qu’on nous dépeint, Wonderland donc, est tout simplement sublime. Le jeu des couleurs et des contrastes est absolument bluffant. Aussi bien quand on nous montre la partie du monde encore « saine » de celle qui a commencé à se faire « polluer » et « délaver ». Car oui, ce monde a besoin d’eau pour subsister et garder ses couleurs. Ce qui au moment du film est loin d’être le cas, l’eau se tarissant. C’est aussi peut-être l’autre point qui fait qu’on n’est pas aussi à fond qu’il le faudrait.

L’histoire semble un peu décousue dans sa manière d’avancer, de par la non-présence de l’héroïne, et la démonstration des couleurs. Mais moi j’aime beaucoup cet esprit contemplatif. Le film à mes yeux, possède un petit côté Alice au pays des merveilles, couplés à un Belle et la Bête revisité (vous comprendrez peut-être en regardant le film) et une fable écologique. Car oui, bien que le réalisateur ne semble pas vraiment le présenter ainsi de façon directe, il y a un message écologique derrière. C’est indéniable. Et une dénonciation de l’industrialisation (le fameux côté « pollué » du film et le méchant). 

©Sachiko Kashiwaba,KODANSHA/2019 Birthday Wonderland Committee.

Les musiques tombent elles aussi à point nommé durant le film, appuyant adroitement certaines scènes, ajoutant même de l’humour à d’autres. De ce côté-ci d’ailleurs, on n’est pas en reste grâce à Hippocrate et son apprenti. Le message derrière reste néanmoins destiné à un public plus enfantin qu’adulte. Néanmoins la découverte de ce monde est envahissante et on est littéralement transporté avec les héros. Je le conseille, cela reste un bon film d’été à destination du grand public !

Conclusion

Pour ce film j’ai eu à la fois un coup de cœur, mais également une petite déception. Le coup de cœur par l’aspect visuel du film qui est juste superbe à l’écran, et pour les musiques. Mais la déception sur l’avancée du fil rouge de l’histoire qui aurait mérité davantage de précision, ou de direction. Néanmoins, tout est très bien réalisé, et on a de belles scènes. Pour ma part, je pense qu’il plaira vraiment aux plus jeunes, mais un peu moins aux adultes, et encore moins aux grands férus d’animation japonaise. Après, pour les fan de KUVSHINOV Ilya ils seront servis visuellement, et rien que pour cet aspect, ça vaut le détour !

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