Héros modestes, par le studio Ponoc

Héros modestes, par le studio Ponoc

Affiche de Héros Modestes du studio PonocPonoc Short Film Théâtre vol. I – Héros modestes
Format : Courts-métrages, film
Studio d’animation : Studio Ponoc
Plateforme : Netflix
Réalisateurs : Hiromasa YONEBAYASHI, Yoshiyuki MOMOSE et Akihiko YAMASHITA
Oeuvres originales : Kanini & Kanino, Life Ain’t Gonna Lose et Invisible
Genre : Action, amour et romance, aventure, drame, fantastique
Date de sortie (France) : 2019 sur Netflix (année de diffusion au Japon, août 2018)

Synopsis du film

– Kanini & Kanino (Kanii no Kanii) de Hiromasa Yonebashi. L’histoire d’un frère et une sœur crabe.
– La vie ne perdra pas (Samurai Egg de Yoshiyuki Momose). Le récit d’une mère et son enfant.
– Invisible (Tômei Ningen d’Akihiko Yamashita). L’histoire d’un homme invisible.
(Source : Manga-news et Icotaku)

Critique de Héros modestes

Image tirée de Kanini et Kanino par le studio PonocIci aussi je viens vous parler d’un film que je souhaitais voir absolument mais dont on a eu aucune diffusion au cinéma. Pourtant, avec la sortie au cinéma de Mary et les fleurs de la sorcière, du même studio, on aurait pu penser qu’une petite sortie, même dans certaines salles serait possible.

Pourtant non, donc j’espérais fortement qu’une chaîne TV ou bien même une plateforme de VOD d’animation japonaise, sauterait sur l’occasion et nous l’offrirait en visionnage. Au final, il a fallu attendre un peu et c’est de nouveau sur Netflix que l’on peut trouver cette jolie pépite. J’ai mis un moment à me lancer sur cette plateforme, pour diverses raisons, mais depuis je suis bien contente d’avoir franchi le cap. On a accès à un catalogue plutôt sympathique, surtout en ce moment, et ce serait dommage de s’en priver !

Image tirée du métrage la vie ne perdra pas par le studio PonocDonc oui, je voulais voir ces trois courts-métrages réalisés par le studio Ponoc, ce studio créé par des anciens du studio Ghibli, à la suite de la fermeture de ce dernier. Enfin, faut-il prendre des guillemets vu qu’Hayao MIYAZAKI a décidé de revenir pour un nouveau projet, son fils y compris. Mais c’est une autre histoire. Ici je vous parle vraiment du travail de ce nouveau studio, qui après le long-métrage de Mary, a sorti ces trois cours-métrages, environ 15-20min en terme de durée chacun. 

Comme on nous signale qu’il s’agit du premier volume, on imagine qu’ils ont prévu d’autres mini-films par la suite. En tout cas, ces trois premiers opus sont vraiment singuliers et bien menés. Le premier, Kanini & Kanino, nous narre l’histoire de deux frères et sœur, vivant sous l’eau et qui devront affronter les éléments afin de venir en aide à leur père. Très vite on comprend que le monde sous-marin, ici une rivière, n’est pas sans danger pour eux. On y reconnait très bien la patte de celui qui avait réalisé Arrietty ! Et c’est très appréciable ! Le travail sur la matière, l’eau, la terre etc. est assez bluffant. Bref, c’est plaisant !

Image tirée de Invisible par le studio PonocLe second court-métrage, Life Ain’t Gonna Lose, est plus réaliste et moins fantastique, puisqu’on nous dépeint le quotidien très compliqué d’un petit garçon allergique aux œufs. Très vite on comprend que sa mère mène une lutte quotidienne pour que le petit garçon ait une vie la plus normale possible, sachant que les œufs, on en trouve dans presque tous les plats, gâteaux and co. Et surtout sur son combat pour essayer de l’aider à vivre au mieux : piqûre d’insuline, prévenir les voisins en cas d’urgence etc. Un moment très intimiste donc entre ce petit garçon et sa mère, très inquiète.

Quant au 3e et dernier, Invisible, on retourne dans le fantastique puisqu’on nous présente un homme, totalement invisible, mais au point qu’il a besoin de quelque chose de lourd au quotidien pour s’ancrer sur terre. Il semble d’ailleurs totalement invisible de tous et dénué presque de matière par moments : il a du mal à écrire au clavier, une porte automatique ne le détecte pas, et le vent le malmène… Le dénouement de ce court-métrage est assez touchant et donne à réfléchir. Je n’en dis pas plus, mais ce dernier est presque le plus poignant des trois.

Conclusion

Vous l’aurez compris, ces trois courts-métrages ont un thème commun : les héros du quotidien. Des personnes qui à leur juste mesure se battent et avancent, pour soi, pour les autres mais toujours dans la même direction. 

En somme, ce premier thème est suffisamment ouvert pour offrir de jolies choses à l’écran. Et le fait que le studio Ponoc est également créé tout une mini-scénette pour lancer les films chaque fois, avec des musiques dédiées ajoute à tout le reste. Pour moi, c’est banco, je suis sous le charme, je ne peux que vous le conseiller !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.